Hommage à Dennis Hopper
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R.I.P Dennis Hopper, 17 mai 1936 29 mai 2010. L’acteur – réalisateur – photographe et peintre « born to be wild » sest éteint le samedi 29 mai dun cancer de la prostate. Il avait 74 ans. Pour lui rendre hommage, retour sur la carrière du réal du cultissime Easy Rider. Il y a un peu plus dun an, la cinémathèque française proposait une rétrospective et une exposition passionnante de luvre de Dennis Hopper. Loccasion de découvrir un autre aspect de son travail, à savoir les oeuvres d’un artiste indispensable dans la culture américaine des années 60 et 70. En France, Dennis Hopper est plus connu en tant quacteur. Je vous vois venir : non il na pas que joué les méchants terroristes dans Speed. Hopper, issu dune famille de fermiers du Kansas, a débuté sa carrière aux côtés du légendaire James Dean dans La Fureur de Vivre de Nicholas Ray et dans Géant de Georges Stevens. Son physique intrigue : plutôt beau gosse avec ses yeux bleus aciers, quelque chose de pas net, comme une folie refoulée, ressort pourtant de cette « gueule de cinéma ». Puis en 1969, Hopper réalise son 1er film, un trip psychédélique, Easy Rider, road movie culte à la bande originale mythique (Steppenwolf, Bob Dylan, Hendrix…). Cétait un abonné aux rôles de tordus : le photographe illuminé de Apocalypse Now de Coppola, le barman flippant dans le 1er film de Sean Penn, The Indian Runner, ou encore le méchant aux problèmes respiratoires dans Blue Velvet de David Lynch. Noublions pas sa collaboration avec le réalisateur allemand Wim Wenders, dabord en tant que réalisateur avec Last Movie, film expérimental influencé par le réalisateur de Paris Texas, puis en tant quacteur dans Lami américain, aux côtés de Bruno Ganz. Il ne faut pas non plus ignorer son travail en tant que photographe. Ses photos de Paul Newman, de Sean Penn, de grands espaces américains, ou encore de la ville de Los Angeles sont mondialement connues. Fan d’Andy Warhol (il possédait dailleurs plusieurs de ses célèbres peintures), Hopper fut aussi peintre. Nul doute que le livre Dennis Hopper et Le Nouvel Hollywood, catalogue de l’exposition de la cinémathèque, édité chez Skira, est désormais collector. Dennis Hopper reste à jamais un symbole de la contre-culture américaine. |














