HUNGER GAMES : LE NOUVEAU PHÉNOMÈNE QUI REND HARRY POTTER RINGARD

Si t’as pas lu Harry Potter ni Twilight, tu pourras toujours te rattraper avec Hunger Games.

En découvrant par hasard The Hunger Games de Suzanne Collins (en sachant en fait qu’une adaptation ciné était en cours, on se refait pas hein), on sait maintenant ce que ressent un malade mental accro à une série de bouquins. Pas connu ça depuis les Chair de Poule quand même…

Hunger Games ou Jeux de la faim -oui ça s’annonce sympa- c’est un peu comme Harry Potter finalement, mais à l’âge de la maturité, dans un monde sans pitié. Fans de Harry Potter, ne le prenez pas mal mais là, y’a pas de magie. Pour vous donner une idée, le bouquin se situe plus entre Battle Royale et Délivrance.

Jugez plutôt : dans un futur proche ou lointain, comme vous voulez, dans une Amérique du Nord dévastée, reconstruite et appelée désormais Panem, morcellée en 12 districts, une jeune fille de 16 ans, Katniss Everdeen, tente de survivre avec les siens dans le district 12, zone ultra pauvre où sa population crève-la-faim vit des mines de charbon. La faute à un gouvernement ultra-répressif et violent, le Capitole, qui, pour punir ceux qui ont osé se révolter par le passé (à savoir le district 13, rasé de la carte depuis), organise chaque année les Hunger Games, compétition impitoyable qui impose à chaque district de remettre un garçon et une fille dans un immense combat à mort dans une arène. Si vous avez tout compris et que vous êtes bons en calcul, on se retrouve alors avec au total 24 candidats, 12 filles et 12 garçons contraints de s’entretuer pour épater la galerie, jusqu’à ce que le dernier survivant soit déclaré vainqueur. Tout ceci évidemment filmé 24h/24, avec toute une panoplie de sponsors, de grandes mises en scène, de défis tous plus sadiques les uns que les autres, bref, un authentique spectacle. Et bien entendu, notre héroïne, se retrouve embarquée dans la 74ème édition de ces jeux atroces, dans des circonstances surprenantes. Mais ça, à vous de le découvrir, au risque de trop “spoiler”.

Avant Hunger Games, l’Américaine Suzanne Colins était auteur d’histoires et de programmes TV pour les enfants. Du coup, Hunger Games est édité chez Pocket Jeunesse, rangé donc au rayon des livres pour gamins. Oui il a fallu quand même s’aventurer (c’était dur, je m’en suis pas remise) dans les rayons où Percy Jackson côtoie Twilight. Pourtant, Hunger Games, vu son contenu, fait un peu tâche dans ce rayon, à côté des romans Gossip Girl et autres récits mormons. En tout cas, il est intéressant de voir que le phénomène Hunger Games n’a pas encore atteint l’Europe (yeux de merlan frit du libraire quand je lui ai demandé le second tome). Mais ça ne saurait tarder.

L’univers de Hunger Games est cruel, terrifiant, mais réaliste aussi. On pense aux histoires les plus sordides des bas-fonds londoniens de chez Dickens, ainsi qu’aux actuelles répressions de certaines dictatures qui font pas dans la dentelle. Bien entendu, on n’échappe pas à la critique pas toujours très subtile de notre société actuelle (société du spectacle à tout prix, tv réalité, matérialisme à outrance…), ça reste un roman, à la base, pour ados. Mais son personnage principal vaut le détour. Depuis Lisbeth Salander (Millenium), l’auteur redonne ses lettres de noblesse au terme “héroïne”, qui, par le point de vue narratif nous donne un regard frais sur un monde pas commode. Allez, employons le terme à la mode :  Katniss Everdeen est un personnage parfait d’adulescente.

L’adaptation ciné, attendue comme le messie (tapez Hunger Games sur internet et vous verrez) est en cours de tournage, avec Jennifer Lawrence dans le rôle de Katniss, actrice très prometteuse vue cette année dans Winter’s Bone, mais aussi Woody Harrelson et Donald Sutherland dans le rôle du machiavélique Président Snow. La bande-annonce est déjà dispo ici (à ne pas regarder si vous n’avez pas lu le bouquin avant).

Bon allez on l’admet, Hunger Games cible avant tout un public adolescent mais il serait vraiment idiot de passer à côté. Plus qu’un livre destiné à la jeunesse, Hunger Games est en passe de devenir tout simplement un classique de la saga littéraire, de 7 à 77 ans. Tout comme Harry Potter quoi…

Alice Chappau

Hunger Games chez Pocket Jeunesse, 3 tomes : Hunger Games, L’embrasement et La Révolte.

One Comment

  1. Daniaile

    HG est tellement dans une catégorie a part. C est la saga que tout adulescent qui vit dans la pauvreté économique devrait lire. Enfin une héroine pauvre qui vit dans ce q il restera de la société de consommation en 2090.
    Aller a la guerre commanditée par d autres n est pas glorieux mais se rebeller pour une cause est juste. Voir le 35ieme amendement des droits de l homme et du citoyen. HG est a notre époque ce que fut 1984(G.Orwell) pour la génération de vos parents.La dystopie menace les générations futures. Pour y faire face…en prendre conscience est le premier pas.

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