JE SUIS ALLÉ À UNE SOIRÉE BOILER ROOM / BERLIN

Les soirées Boiler Room, tu connais forcément : ce projet, commencé à Londres il y a quelques années, broadcaste en live sur sa web TV les performances des DJs les plus cools de la planète dans des endroits souvent exceptionnels (l’appart’ de Richie Hawtin, par exemple) au milieu d’un public très restreint.

Avant hier soir se déroulait la cinquième édition de la Boiler Room Berlin, édition locale des réjouissances dans la capitale-techno : l’occasion, pour une fois, de se coucher tôt dans une ville où les DJs de renom sont rarement programmés avant 5 heures du matin. Le line-up avait de quoi laisser rêveur : Dixon, Move D, Midnight Operator (live) & Jus-Ed se succédaient derrière les platines. Si j’avais eu la chance de voir le premier au Watergate quelques semaines auparavant, j’étais très excité à l’idée d’enfin voir le second à l’oeuvre. Ecoutez son récent DJ set enregistré au Panorama Bar, et vous comprendrez de quoi il en retourne : on peut difficilement prendre la house music plus au sérieux que cet homme qui a déjà fondu en larmes à la fin de l’une de ses performances.

Grattage de guest-list pour rentrer

Après quelques tours de passe-passe sur les réseaux sociaux, nous réussissons à nous glisser sur la guest-list de Dixon et arrivons aux alentours de 20h30 à Stattbad Wedding, une ancienne piscine municipale transformée en club. Environ 200 personnes, qui feraient passer les habitants d’East Village pour des hipsters de seconde zone, se tassent au sous-sol dans une petite salle éclairée de rouge et aux énormes tuyaux apparents; nous avons juste le temps d’attraper une vodka-Club Mate avant que Dixon n’attaque les choses sérieuses. Comme à son habitude, une heure de house ultra classe et dansante qui emballe une foule composée à environ 60% de jolies filles (ratio probablement unique en son genre).

Odeur de beuh partout dans le club

Les frères Mathew et Nathan Jonson, de Midnight Operator, se lancent ensuite dans un live autrement plus énervé, qui fait merveille sur les enceintes Funktion One au son cristallin. Le confinement aidant, il vaut mieux être fumeur pour se sentir à l’aise dans le mélange de cigarette et d’herbe flottant dans l’air. Lorsque Move D arrive derrière les decks armé de beats house et vocaux imparables, la fatigue du week-end dernier finit par nous rappeler à l’ordre: nous le regardons tout de même une quarantaine de minutes à l’œuvre et quittons la salle juste avant la fin.  Il est à peine minuit, le U-Bahn (métro) tourne encore pour rentrer à la maison. Presque une nuit de fête derrière nous, et une nuit de sommeil devant nous : parés pour vendredi soir.

Thomas Bannelier

Photo : Premier anniversaire de la Boiler Room à Londres (DR)

11 Comments

  1. la frise

    ça donne envie grave ( parlé de jeunes )

  2. L'homme qui en valait la chandelle

    Le concept est vraiment cool mais a regarder c’est insupportable. Trop de freeze, de la lag et son de merde.

  3. Outrecuidant

    “on peut difficilement prendre la house music plus au sérieux que cet homme qui a déjà fondu en larmes à la fin de l’une de ses performances”

    —–> Marie Denise Mon Amour

  4. @Outrecuidant : Ca ne date pas d’hier : ‘Move D – I’ve Been On Drugs’ (1993) http://youtu.be/zfG23a164rQ

  5. Outrecuidant

    @Thomas Bannelier : Pas compris

  6. paul gascoigne

    le guide moderne de berlin???…

  7. POB

    @ paul : ok, merde, scuz’ on se remet à parler du smart

  8. @Outrecuidant: Je disais simplement qu’un set sous MD ne serait pas surprenant venant de Move D, qui se drogue probablement depuis depuis plus de 20 ans.

    • Outrecuidant

      C’est pour ça que j’ai trouvé la phrase une peu grosse ..

  9. paul gascoigne

    mais reparlez moi du smart, bordel!!!

  10. Outrecuidant

    Faire la fête à la manière Perlon, c’est juste incroyable

    San Proper – Twisted 2

    http://www.youtube.com/watch?v=qMQahhYwyMY&feature=related

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