L’observatoire officiel des personnalités politiques dijonnaises sur les réseaux sociaux.

Faut que j’vous avoue un truc. J’aime tellement observer les gens sur les réseaux sociaux, ça en deviendrait presque une maladie. Des fois il m’arrive de passer des heures à regarder les photos de profil, lire les infos et les statuts Facebook de parfaits inconnus. Et ce depuis la création de ce formidable monde virtuel. Avec l’expérience, j’ai remarqué que les personnages les plus marrants n’étaient pas forcément ceux auxquels on pourrait penser. La petite « Sandra Du 91 » qui like Mc Donald’s, Matt Pokora ou Les Anges de la Télé Réalité, et qui ékrit en mod SMS, c’est du déjà vu. Pareil pour cette suggestion Facebook qui revient régulièrement… vous savez, le pote du pote du pote qui s’appelle Adrien Benzema et qui commente tous les jours le quotidien de son équipe de foot préférée.

Trop facile ! Non, les profils les plus intéressants sont, sans contest’, les politiques. Les hommes et femmes politiques, les élus, les militants, les conseillers municipaux… tous ces gens qui gravitent dans le milieu et qui s’attachent à servir les citoyens. Ils sont passionnants. Moment de pur bonheur que de les voir utiliser les réseaux sociaux, vitrine publique sur Internet, les observer mobiliser, commenter, poster des liens, liker les statuts de leurs collègues… Pourquoi un tel engouement, vous allez penser ? Parce ce qu’à y regarder de plus près, il se passe plein de choses drôles dans ce que nous disent les politiques sur facebook ou twitter, ces réseaux qui ont leurs propres codes. Et les élus sont bien souvent (et sans le savoir) largués par ces outils de communication, quand ils ne sont pas déjà fachés avec les ordinateurs en général.

L’EFFET CAPS LOCK
Alors ça c’est un truc génial, propre à plein de gens mais notamment à Catherine Vandriesse, conseillère régionale de Bourgogne et conseillère municipale de Dijon. On se demande vraiment, d’un point de vue technique, ce qu’il se passe lorsque Catherine tapotte sur son clavier (ou son mobile) pour balancer un statut facebook à ses 1232 friends. La structure est très souvent la même : les premiers mots du message sont écrits en majuscule (caps lock), la fin se trouvant en minuscule. BON SANG POURQUOI, CATHERINE ?

L’EFFET LOOOONG PARAGRAPHE
Un grand classique du politique sur le Web. En effet, impossible de trouver un message contenant moins de 10 mots. Les statuts courts, c’est pour les chiens. Il faut donner du détail, montrer qu’on connaît le sujet. Le lol y est banni, un politique ça ne déconne pas. Utilisation de la première personne du singulier massive et indispensable.

L’EFFET MOI-JE, LE SOUCI DU DETAIL
En parlant du « je », imaginez un jeune étudiant STAPS qui se mettrait à écrire comme un élu.

Message original, signé François Rebsamen : « Je participerai vendredi matin à l’élaboration de la charte du Plan Climat Energie du Grand Dijon qui s’est fixé pour objectif de dépasser les objectifs européens, en réduisant de 20% les émissions de gaz à effet de serre, en augmentant de 20% l’efficacité énergétique et en atteignant 20% d’énergies renouvelables dans le bouquet énergétique. »

Le remix donnerait quelque chose comme ça : « Je me rendrai demain matin dans un amphithéâtre afin de noter sur mon cahier quelques notes concernant la gestion des installations sportives dans les collectivités territoriales. En fin d’après midi, réunion de travail avec mes camarades pour rendre un power point sur la nutrition chez le sportif de haut niveau. Pour conclure cette riche journée, j’irai m’enfiler quelques shooters de vodka caramel au Byron Bay. »

L’EFFET TWITTOS
Twitter, nouvel eldorado des politiques ? On peut en effet interagir avec les utilisateurs et commenter l’actu très rapidement, c’est super ! Mais on peut aussi prendre pas mal de liberté, comme si on avait l’impression d’y être moins lu qu’ailleurs. Exemple avec la bourguignonne Safia Otokoré, chargée de la presse dans la campagne présidentielle de François Hollande, qui nous a fait un live-tweet de feu pendant le débat télévisé des primaires socialistes sur France 2 le 15 septembre dernier. Patrick Montel, tu dis quoi de ça ?

L’EFFET J’AI PERDU MON MOT DE PASSE
Oups. Magnifique compte twitter laissé à l’abandon par François-Xavier Dugourd, vice-président du conseil général de Côte-d’Or, conseiller municipal de Dijon et plein d’autres trucs. Allez soyez sympa, rendez-lui son password, ou passez un coup de fil à son assistant com’.

L’EFFET TÊTE DANS LE GUIDON
La tête dans le guidon, c’est le sentiment qu’on peut avoir lorsqu’on suit certains profils. Comme si on se lançait des challenges personnels : « Aujourd’hui, je vous parie que je publierai UNIQUEMENT des messages concernant mes engagements politiques. Demain aussi, et après-demain aussi en fait. » Karen Patouille rules. Elle est responsable des Jeunes Actifs de Côte-d’Or.

L’EFFET PHOTOCOOL
L’élu de province aime être pris en photo avec des hommes politiques plus connus. Ici nous avons Jean-Philippe Morel (à droite), conseiller municipal de Longvic et Yves Jégo (à gauche), ancien Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer sous Sarkozy.

Le must de la photocool, c’est quand on est directement assis à côté de sa star. Là, ça pèse un max ! Laurent Grandguillaume, adjoint au maire de Dijon et conseiller général, est posé tranquille le chat avec François Hollande. Le top du top, c’est évidemment de faire comme si on n’avait pas remarqué le photographe qui mitraille.

A suivre…