Opéra sauce mayo-harissa.

Créé en 1782 par Mozart himself, L’Enlèvement au sérail se penchait sur les liens entre Orient et Occident, entre hommes et femmes. Christophe Rulhes, metteur en scène, le transpose à l’époque actuelle, entre une maison de maître et un bon vieux Dönner kebab. En plus de l’orchestre et des comédiens/chanteurs présents, un chœur amateur formé pour l’occas’, des scènes filmées comme au cinoche et des captations vidéos de l’orchestre. Mozart 2018. Bon, attention, ça chante en allemand, mais bien sûr, comme souvent, c’est sur-titré. Donc aucun problème de compréhension.  En filigrane dans l’intrigue, le combat de Constance et Blonde, 2 femmes aux prises avec la domination des hommes, qui luttent pour s’en libérer. Des questions d’actu en somme.

Une création rodée au sein des 2 scènes, la scène nationale de Besançon (montée avec Le Théâtre impérial de Compiègne ; Le Bateau Feu, Scène nationale Dunkerque et Le Théâtre de Cornouaille, Scène nationale de Quimper – ensemble ils forment la co(opéra)tive, et en sont déjà à leur 4e création. Ça permet de monter de gros spectacles à plusieurs, c’est beau.), mise en scène par Christophe Rulhes, sur une musique interprétée par l’orchestre du concert de la loge, et joué les 14 et 15 novembre dernier au Théâtre Ledoux de Besac.

JC Polien, notre photographe émérite était dans les coulisses et autour de la scène de la créa. En effet, JC est le photographe officiel pour les temps forts de la saison 2018-2019 des 2 scènes. Toujours dans les bons plans celui-là.

  • JC Polien

Crédits photos : JC Polien