DE ROUILLE ET D’OS : LA BELLE ET LA BÊTE VERSION AUDIARD, ÇA DONNE QUOI ?
Mais il en prend uniquement la base : un boxeur foutraque et un accident tragique au Marineland. Point barre. De là il développe une histoire d’amour brutale, violente où les gestes prennent le pas sur les mots, où les regards suffisent des fois à tout exprimer. La rencontre entre ces deux êtres se fait d’ailleurs par la violence : une belle dresseuse d’orques battue dans un club se fait ramener par le vigil qui a mis fin à la bagarre. Elle est plutot bien lotie, indépendante et forte, lui n’a rien si ce n’est un gosse dont il ne sait que faire, qui semble plus l’encombrer qu’autre chose. Puis le sort s’inverse, elle perd ses jambes, il devient champion de free fight, de la boxe clandestine. Chacun se reconstruit, à sa façon, mais l’un avec l’autre. Comme dans ses films précédents, Audiard s’intéresse à la condition humaine. Dans ses moments les plus pathétiques, comme certains en exploitent d’autres ou comme au contraire certains soutiennent sur leur dos puissant un être fragile et blessé. Audiard filme toujours les corps de près, des corps meurtris en l’occurrence. Des jambes coupées, un visage tuméfié, des mains brisées… Plusieurs scènes ou plutôt plusieurs gestes, encore une fois, imprègnent définitivement la rétine, les images choquent, frappent au cœur d’un coup de poing bien senti : dans un cri de douleur et de désespoir la main brisée sur la glace, une prothèse délicatement retirée avant de retrouver un homme dans son lit, ou encore la main sur la vitre pour la bête dressée, la seule à obéir dans un silence d’une incroyable intensité. On n’oublie pas les dialogues aussi, simples et pourtant percutants. De rouille et d’os est un film rugueux,
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bel article… dommage que la typo soit si pénible à lire…
Ouais, justifie tes paragraphes, “Ay-Cee”
Et si Sparse veut se diversifier et taper dans (sur?) les scolaires, j’ai un CDI de gros bahut qui est intéressé par vos actions médiatico-culturello-dingo-sortie-des-sentiers-bato.
lemme know, “Ay-Cee”, ça te dit des heures sup’ dis moi?